J'ai vu du Cépérou les palmistes élancés,
Secouant dans l'azur leurs longs cheveux dorés.
Ils saluaient parfois comme de vieilles demoiselles,
Dans un bruyant ramage de leurs vastes ombrelles.
Comme le jour épandait ses clartés de cristal,
Oubliant du soir mort le beau rêve tropical,
Ils envoyaient du bout de leurs palmes frangées
A la ville éblouie des caresses orangées.

Dominant la cité vieillotte et surannée
Ils agitaient encore leur tête couronnée
Prodiguant dans l'espace des "bonjour" solennels
Avec des mines altières de superbes colonels.
Loin du toit familial,doux nid de mon enfance
J'ai vu le coeur ému en voguant vers la France
Etirés dans les mers,à travers mes sanglots,
Les palmistes éplorés qui suivaient le bateau.

Longtemps,ils m'envoyèrent dans le couchant vermeil
Les adieux chers et purs de la ville du soleil.
Et je revois encore leurs têtes vénérables
Effeuillant,vers le large,des baisers innombrables.

c'est un poème d'Antoine Cupidon.(né à Cayenne le 9 avril1909-mort en 1989.)Ayant obtenu son baccalauréat à Cayenne,il fit des études de droit à Toulouse. Licencié en droit,il travaillera dans l'administration des finances,notamment en tant que Receveur Principal des impôts en Guadeloupe,à Cayenne,à Toulouse,Poitiers,Agen,et Bayonne.
Antoine Cupidon a été classé 1ier prix de poésie libre des poètes antillais en 1975/1976 et reçut de nombreuses distinctions honorifiques .
IL nous fait vivre avec les mots les plus justes son premier départ pour l'Hexagone,voyage qui débutait alors ,au quai de Cayenne.
Secouant dans l'azur leurs longs cheveux dorés.
Ils saluaient parfois comme de vieilles demoiselles,
Dans un bruyant ramage de leurs vastes ombrelles.
Comme le jour épandait ses clartés de cristal,
Oubliant du soir mort le beau rêve tropical,
Ils envoyaient du bout de leurs palmes frangées
A la ville éblouie des caresses orangées.

Dominant la cité vieillotte et surannée
Ils agitaient encore leur tête couronnée
Prodiguant dans l'espace des "bonjour" solennels
Avec des mines altières de superbes colonels.
Loin du toit familial,doux nid de mon enfance
J'ai vu le coeur ému en voguant vers la France
Etirés dans les mers,à travers mes sanglots,
Les palmistes éplorés qui suivaient le bateau.

Longtemps,ils m'envoyèrent dans le couchant vermeil
Les adieux chers et purs de la ville du soleil.
Et je revois encore leurs têtes vénérables
Effeuillant,vers le large,des baisers innombrables.

c'est un poème d'Antoine Cupidon.(né à Cayenne le 9 avril1909-mort en 1989.)Ayant obtenu son baccalauréat à Cayenne,il fit des études de droit à Toulouse. Licencié en droit,il travaillera dans l'administration des finances,notamment en tant que Receveur Principal des impôts en Guadeloupe,à Cayenne,à Toulouse,Poitiers,Agen,et Bayonne.
Antoine Cupidon a été classé 1ier prix de poésie libre des poètes antillais en 1975/1976 et reçut de nombreuses distinctions honorifiques .
IL nous fait vivre avec les mots les plus justes son premier départ pour l'Hexagone,voyage qui débutait alors ,au quai de Cayenne.
Publicité