Manman pa dé....On n'a pas deux mamans...
C'est une bien drôle histoire d'amour.Ecoutez bien...
Petit Jean vivait dans la forêt
et était fiancé à une belle câpresse(née d'un mulâtre et d'une noire), qui s'appelait Superfine. Les bagues de fiançailles étaient déjà données.Les choses commençaient à aller vite,très vite.
Le mariage était imminent.
Les deux familles étaient entièrement d'accord,celle du prétendant et celle de la belle promise.
Mais Petit jean voulait avoirune preuve d'amour formelle de sa belle future.
Petit Jean était fils unique de sa mère.
Son père était mort assez jeune.
La jolie fiancée,elle,vivait avec sa mère,loin de son père.
Petit Jean alla chasser dans un grand bois.Il tua un maïpouri(un tapir),lui ouvrit le ventre,se frotta tout le corps du sang de la bête.
La nuit tombée,
il alla frapper à la porte de sa belle-mère et de sa future.
- aïe,aïe,belle-mère,aïe,aïe, Superfine, venez à mon secours,hélas!
Je viens de tuer quelqu'un,protégez-moi,protégez-moi,regardez-moi,j'ai le corps tout couvert de sang,faites quelque chose pour moi,je vous en supplie.
-Non,mon fils,non,nous ne recevons pas de criminel dans notre maison,va-t-en,va-t-en tout de suite,avant que les gendarmes ne viennent nous arrêter comme receleurs,va-t-en ,va-t-en! lui dit sa belle-mère en élevant la voix.
-Aïe! Superfine,ma fiancée,toi aussi ,tu me chasses ainsi !
-Oui,va-t-en,va-t-en,nous ne cachons pas chez nous les gens qui ont tué leur semblable,nous avons trop peur de la loi,
débrouille-toi,va-t-en tout de suite!

Petit Jean s'en alla cogner à la porte de sa maman.
Lorsque la mère vit son fils couvert de sang,elle cria:
-Aïe! mon enfant,ayayaïe, qu'est-ce qui t'est donc arrivé ?
Et elle fondit en larmes devant son fils.
- Hélas , maman,c'est quelqu'un que j'ai tué,
les gendarmes sont après moi.
- Entre vite, mon enfant,entre,déshabille-toi,donne moi ton linge ensanglanté que je vais enterrer pour que les gendarmes ne le trouvent pas.Tiens,voici de l'eau pour te laver,viens manger,tu dois avoir faim.Après,va te reposer.Lorsque les gendarmes viendront,je leur dirai que tu es malade et que depuis trois jours tu n'es pas sorti.
Monsieur, KRIK ! Madame , KRAK !
- Merci maman,merci grandement.Je savais que tu n'aurais pas jeté dehors ton enfant.Et bien! la vérité,c'est que je n'ai tué personne,j'ai tué un maïpouri,j'ai pris le sang pour me frotter tout le corps.
Superfine et ma belle-mère m'ont chassé de leur maison.
C' est une expérience que j'ai faite pour voir si vraiment elles avaient pour moi des sentiments sincères.
Merci maman,on a raison de dire: "On n'a pas deux mamans".
Je ne vais donc plus me marier.Je préfère rester vivre auprès de toi.
Je ne veux plus entendre parler de fiancée.
Et c'est ainsi que Petit jean devint un célibataire endurci.
un texte,tiré du livre d'Auxence Contout : La Guyane,ses contes...
C'est une bien drôle histoire d'amour.Ecoutez bien...
Petit Jean vivait dans la forêt
et était fiancé à une belle câpresse(née d'un mulâtre et d'une noire), qui s'appelait Superfine. Les bagues de fiançailles étaient déjà données.Les choses commençaient à aller vite,très vite.
Le mariage était imminent.
Les deux familles étaient entièrement d'accord,celle du prétendant et celle de la belle promise.
Mais Petit jean voulait avoirune preuve d'amour formelle de sa belle future.
Petit Jean était fils unique de sa mère.
Son père était mort assez jeune.
La jolie fiancée,elle,vivait avec sa mère,loin de son père.
Petit Jean alla chasser dans un grand bois.Il tua un maïpouri(un tapir),lui ouvrit le ventre,se frotta tout le corps du sang de la bête.
La nuit tombée,
il alla frapper à la porte de sa belle-mère et de sa future.
- aïe,aïe,belle-mère,aïe,aïe, Superfine, venez à mon secours,hélas!
Je viens de tuer quelqu'un,protégez-moi,protégez-moi,regardez-moi,j'ai le corps tout couvert de sang,faites quelque chose pour moi,je vous en supplie.
-Non,mon fils,non,nous ne recevons pas de criminel dans notre maison,va-t-en,va-t-en tout de suite,avant que les gendarmes ne viennent nous arrêter comme receleurs,va-t-en ,va-t-en! lui dit sa belle-mère en élevant la voix.
-Aïe! Superfine,ma fiancée,toi aussi ,tu me chasses ainsi !
-Oui,va-t-en,va-t-en,nous ne cachons pas chez nous les gens qui ont tué leur semblable,nous avons trop peur de la loi,
débrouille-toi,va-t-en tout de suite!

Petit Jean s'en alla cogner à la porte de sa maman.
Lorsque la mère vit son fils couvert de sang,elle cria:
-Aïe! mon enfant,ayayaïe, qu'est-ce qui t'est donc arrivé ?
Et elle fondit en larmes devant son fils.
- Hélas , maman,c'est quelqu'un que j'ai tué,
les gendarmes sont après moi.
- Entre vite, mon enfant,entre,déshabille-toi,donne moi ton linge ensanglanté que je vais enterrer pour que les gendarmes ne le trouvent pas.Tiens,voici de l'eau pour te laver,viens manger,tu dois avoir faim.Après,va te reposer.Lorsque les gendarmes viendront,je leur dirai que tu es malade et que depuis trois jours tu n'es pas sorti.
Monsieur, KRIK ! Madame , KRAK !
- Merci maman,merci grandement.Je savais que tu n'aurais pas jeté dehors ton enfant.Et bien! la vérité,c'est que je n'ai tué personne,j'ai tué un maïpouri,j'ai pris le sang pour me frotter tout le corps.
Superfine et ma belle-mère m'ont chassé de leur maison.
C' est une expérience que j'ai faite pour voir si vraiment elles avaient pour moi des sentiments sincères.
Merci maman,on a raison de dire: "On n'a pas deux mamans".
Je ne vais donc plus me marier.Je préfère rester vivre auprès de toi.
Je ne veux plus entendre parler de fiancée.
Et c'est ainsi que Petit jean devint un célibataire endurci.
un texte,tiré du livre d'Auxence Contout : La Guyane,ses contes...
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