Un peu d'histoire de la Guyane à travers un article du journal "l'Univers Illustré"
no:279 du 17 septembre 1863.
"On nous communique deux vues très intéressantes sur l'une de nos principales colonies
américaines.
Nous voulons parler de la Guyane,cette vaste et fertile colonie que nos ancêtres avaient saluée du beau nom de France Equinoxiale.Les deux vues font partie du groupe des petites îles dites îles du Salut, et qui sont:
l'île Saint-Joseph,l'île Royale et enfin l'île du Diable.
La première gravure nous montre l'île Saint Joseph et l'île du Diable ,qui ne sont séparées que par un petit canal; la seconde gravure nous transporte au village de Kourou dans l'île Royale.(sic)

On sait que depuis 1852,les bagnes sont à peu près vides en France,et que la Guyane a été désignée comme lieu de transportation pour les condamnés aux travaux forcés.
Jusqu'à ce jour, on peut évaluer à environ huit mille,le nombre des individus de cette catégorie qui ont été transportés dans la colonie de la Guyane.
La vue des îles que nous donnons est d'autant plus intéressante que c'est là que l'on dépose les condamnés à l'arrivée des convois.Ils sont ensuite dirigés sur les pénitenciers de la terre ferme,à Cayenne qui n'est distant que de douze lieues des îles du Salut,ou bien à Saint-Laurent du Maroni,le plus important des pénitenciers,puisqu'il compte huit cents condamnés.

Les premiers établissements français en Guyane ne datent que de 1604.Les Anglais s'en emparèrent en 1654 et les Hollandais en 1676,mais ils ne purent s'y maintenir.Les Portuguais s'en rendirent maîtres en 1809 et s'y maintinrentjusqu'en 1817,époque à laquelle ces établissements furent restitués à la France..
Les dernières statistiques évaluent à vingt deux mille le nombre des habitants de la Guyane Française.Dans cette population dans laquelle la race blanche forme à peu près la quinzième partie,sont compris les fonctionnaires et les militaires de toute arme,dont le nombre est coté à trois mille cinq cents,et les indiens aborigènes qu'on peut évaluer à quinze cents.
Les cultures guyanaises se divisent en grandes cultures pour les produits d'exportation,tels que le sucre,le girofle,le coton,etc, et en petites cultures dites vivrières pour les produits de consommation locale,dont le manioc en est la base. La valeur des exportations en France est estimée de un million six cent mille francs à deux millions.
L'instruction publique y est donnée,pour les garçons, à l'enseignement des frères de Ploërmel, et pour les filles à celui des soeurs de Saint Joseph de Cluny. "
Nous voulons parler de la Guyane,cette vaste et fertile colonie que nos ancêtres avaient saluée du beau nom de France Equinoxiale.Les deux vues font partie du groupe des petites îles dites îles du Salut, et qui sont:
l'île Saint-Joseph,l'île Royale et enfin l'île du Diable.
La première gravure nous montre l'île Saint Joseph et l'île du Diable ,qui ne sont séparées que par un petit canal; la seconde gravure nous transporte au village de Kourou dans l'île Royale.(sic)

On sait que depuis 1852,les bagnes sont à peu près vides en France,et que la Guyane a été désignée comme lieu de transportation pour les condamnés aux travaux forcés.
Jusqu'à ce jour, on peut évaluer à environ huit mille,le nombre des individus de cette catégorie qui ont été transportés dans la colonie de la Guyane.
La vue des îles que nous donnons est d'autant plus intéressante que c'est là que l'on dépose les condamnés à l'arrivée des convois.Ils sont ensuite dirigés sur les pénitenciers de la terre ferme,à Cayenne qui n'est distant que de douze lieues des îles du Salut,ou bien à Saint-Laurent du Maroni,le plus important des pénitenciers,puisqu'il compte huit cents condamnés.

Les premiers établissements français en Guyane ne datent que de 1604.Les Anglais s'en emparèrent en 1654 et les Hollandais en 1676,mais ils ne purent s'y maintenir.Les Portuguais s'en rendirent maîtres en 1809 et s'y maintinrentjusqu'en 1817,époque à laquelle ces établissements furent restitués à la France..
Les dernières statistiques évaluent à vingt deux mille le nombre des habitants de la Guyane Française.Dans cette population dans laquelle la race blanche forme à peu près la quinzième partie,sont compris les fonctionnaires et les militaires de toute arme,dont le nombre est coté à trois mille cinq cents,et les indiens aborigènes qu'on peut évaluer à quinze cents.
Les cultures guyanaises se divisent en grandes cultures pour les produits d'exportation,tels que le sucre,le girofle,le coton,etc, et en petites cultures dites vivrières pour les produits de consommation locale,dont le manioc en est la base. La valeur des exportations en France est estimée de un million six cent mille francs à deux millions.
L'instruction publique y est donnée,pour les garçons, à l'enseignement des frères de Ploërmel, et pour les filles à celui des soeurs de Saint Joseph de Cluny. "
Marie Ferrie.
Sources: La Guyane,le bagne..."un siècle de presse illustrée de 1840 à 1940." de Jack le Roux.
Vous avez bien lu:
vingt deux mille habitants en Guyane en 1863...
en 2009 :deux cents mille et plus...
J'ai trouvé cet article intéressant et ai voulu vous en faire profiter.
Vous avez bien lu:
vingt deux mille habitants en Guyane en 1863...
en 2009 :deux cents mille et plus...
J'ai trouvé cet article intéressant et ai voulu vous en faire profiter.
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